Les vinyles secrets de l'URSS

Alors que l'URSS s'enfonçait d'avantage dans l'autarcisme, le manque de matériel importé pour la production de vinyles se fit ressentir. Les autorités décidèrent donc de trouver des alternatives et mirent au point de nouvelles techniques pour produire des vinyles 100% soviétiques. C'est à Budapest qu'un ingénieur du nom d'Istvan Makai commença à expérimenter plusieurs techniques avec différents types de film. Après avoir construit lui-même une machine pour enregistrer sur des radios, il mis sur papier les instructions à suivre. Rapidement le magazine Radiofront se mis à publier des articles expliquant aux lecteurs comment construire de telles machines avec les moyens du bord et les raccorder à un gramophone.

Suite aux restrictions mises en place par le gouvernement soviétique sur les arts, la vente de vinyles de rock'n'roll, mambo, jazz et autres musiques venues de l'Ouest était devenue interdite mais également les "musiques de prison". Certains artistes soviétiques furent emprisonnés et leur musique interdite, comme ce fut le cas de Vadim Kozine. De manière générale, tous les genres qu'aimait la jeunesse soviétique étaient interdits. La frustration grandissante des jeunes de l'époque et les prix élevés des vinyles vendus sur le marché noir poussèrent les gens à fabriquer eux-mêmes leurs vinyles, chez eux, sur des radios récupérées dans les hôpitaux. Chaque disque était unique, généralement enregistré sur une face et la durée maximale ne dépassait pas les 3-4 minutes. Leur qualité était souvent très pauvre mais ils se vendaient à bas prix et très rapidement. La "musique des os" était née.

Dès que les autorités réalisèrent l'ampleur qu'avait pris le trafic de vinyles, elles mirent en place une campagne de propagande ridiculisant la jeunesse qui bravait les interdictions et écoutait les musiques interdites. Certains contrebandiers, autrement dit de jeunes amateurs de rock'n'roll, jazz ou autre genre interdit, furent arrêtés et emprisonnés 5 ans. Lorsqu'ils sortaient de prison, ils recommençaient à écouter, enregistrer et vendre des vinyles en secret. Malgré les efforts des autorités soviétiques, le trafic de vinyles continua tout autant. La campagne de propagande eut même l'effet contraire et dora davantage l'image de ces jeunes bravant les interdiction pour écouter les musiques du bloc de l'Ouest. Ces jeunes furent surnommés les Stilyagi. Ce surnom donné par les autorités soviétiques se voulait péjoratif mais très vite les jeunes soviéts furent honorés de porter ce surnom.

© 2017 Globetrotterka

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